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Réseaux féminins : l'atout gagnant pour votre carrière

Le networking n’est plus réservé aux hommes et nombreuses sont celles qui ont décidé de s’investir dans un réseau pour dynamiser leurs démarches professionnelles et leurs projets. Focus sur le « réseautage »


  • Qu'est ce que le « réseautage » ?

    Le « réseautage » est l’art et la manière d’établir de façon intentionnelle et stratégique des liens permettant d’ouvrir à chacune de nouvelles perspectives.»

    Cette définition générale donnée par la célèbre consultante canadienne Lise Cardinal, auteur de  « Comment bâtir un réseau de contacts solide » et « Réseautage d’affaires, mode d’emploi », permet d’englober toutes les formes d’initiatives destinées à accompagner les femmes chefs d’entreprise, cadres ou porteuses de projet. Et la formule connaît un succès croissant.

    Du petit club organisant de rencontres périodiques aux organisations plus structurées d’aide à la création d’entreprise en passant par le mentoring ou les réseaux orientés sur le développement d’affaires et de marchés, les réseaux féminins ne cessent de se développer en France. Même s’il est encore difficile de tous les répertorier tant leurs missions et leurs moyens d’action demeurent variés, il est ainsi possible de comptabiliser sur le territoire français près de 600 associations féminines, nationales ou internationales, professionnelles ou informelles, dont la moitié est concentrée en Ile de France.

  • Un réseau pour trouver informations et conseils

    Pour soutenir les femmes porteuses de projet,  une demi-douzaine d’associations actives ont notamment été répertoriées dans le Livre Blanc publié par le cabinet  Fiducial.

    Parmi elles : l'Annuaire Au Féminin, créé en 1985 par Brigitte Cassigneul, l’association Arborus et Action’elles, toutes deux créées en 1994, mais aussi l’association AFEE fondée en 1989 par Marie-Claude Augier (400 membres), Femmes Chefs d’entreprise créée en 1945 et présente dans 35 pays ou encore L’entreprise au féminin d’Yvanne Quintrec (200 membres) lancée en 1999. 

    D’autres structures comme le CNIDFF, l’APCE, le Club de l’entreprise au féminin, le Club HRM Women, Manager, Femme 3000 ou encore Femmes Leader de Nicole Bardin proposent un vrai échange basé sur la convivialité et la solidarité, en organisant repas, conférences, ateliers de réflexion et séminaires. L’occasion pour leurs membres de se retrouver et de partager leurs expériences, en prenant exemple sur leurs aînées.  Davantage orientées vers un networking « à l’anglo-saxonne » où la formation et le partenariat avec des grandes entreprises tiennent un rôle important, d’autres réseaux féminins d’ampleur internationale comme l’association Professional Women Network (PWN), rassemblant à ce jour plus de 150 membres ou  BPW (Business Professional Women) encouragent les femmes actives à s’engager davantage dans le monde des affaires. Né sous l’impulsion d’entreprises partenaires et réunissant aujourd’hui IBM France, France Télécom, Schlumberger, GE Healthcare, l’Agence Spatiale Européenne, EDF, Air Liquide, le Cercle InterElles  réunit quant à lui des femmes issues du milieu technologique traditionnellement masculin, souhaitant agir directement sur le terrain pour favoriser la mixité à tous les niveaux de l’organisation.

  • Aides financières et clubs d’affaires

    En plus des besoins en informations pratiques, les femmes peuvent avoir de façon plus prosaïque des besoins réels en terme de financements de projets de création d’entreprise.

    La plupart des structures et réseaux de soutien financier aux créatrices appartiennent ainsi à l'Association pour le Développement des Initiatives économiques par les femmes (ADIEF). Membre associé de la Fondation Internationale Women's World Banking, cette structure organise depuis 1985 de nombreux projets d'appui à l'entrepreneuriat féminin dans le cadre des programmes développées par l'OCDE, l'Union Européenne et les pouvoirs publics en France et en Europe.

    Outre les réseaux « classiques », d’autres structures se sont spécialisées dans l’aide financière aux femmes comme le Fonds de garantie à l'Initiative des Femmes (FGIF), l’association Racines ou les CLEFES (Club local d'épargne pour les entrepreneuses), permettant de collecter de l'épargne et de la redistribuer sous forme de prêt à un projet de création d'entreprise par une femme.

    Autre initiative originale : l’association Femmes Business Angels créée en 2003 avec le soutien du Conseil Régional d'Ile de France et de l’association France Angels.  Réunissant régulièrement une quinzaine de femmes business angels, ce dynamique réseau présidé par Béatrice Jauffrineau s’est doté d’un comité de sélection chargé de repérer les projets les plus innovants en vue de les présenter à ses membres.

    L’obtention de certaines recommandations ou de fonds nécessaires pour monter son entreprise ne sont toutefois pas les seuls atouts  des réseaux !  Intégrer un réseau permet aussi et surtout de rencontrer des personnes d’horizons différents et d’obtenir de façon informelle des informations utiles pour développer ses affaires.  « Sans réseau, une femme entrepreneur ne peut rien faire ! » tient à rappeler Danièle Rousseau, présidente de L’Association Dirigeantes, qui milite activement pour la création de réseaux d’influence féminins. Pour pratiquer en toute convivialité échange de coordonnées et de business plans, lobbying et repas d’affaires, les femmes ont donc développé leurs propres stratégies. Son association créée en 1988 regroupe à ce jour grâce à un réseau de huit délégations en régions et à l’étranger 800 adhérentes aux profils professionnels variés (50 % de créatrices d’entreprises, 25 % de cadres supérieures, 15 % de hauts fonctionnaires et le reste en profession libérale). Si Dirigeantes ne se présente pas comme un club d’affaires mais comme une association à but non lucratif, ses dîners thématiques ainsi que ses fameux « Business Club » attirent un public de plus en plus nombreux.

  • Quelques liens utiles